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Soneium prépare un jeton natif et une infrastructure pour les droits de propriété intellectuelle
Le projet lié à Sony présente son orientation vers les créateurs et les revenus du divertissement. Le jeton SONEIUM reste un projet : sa date de lancement et ses modalités seront annoncées ultérieurement.
Clara DelcourtNom de plume de la rédaction
Un projet de jeton encore sans calendrier
Soneium prévoit d’émettre un jeton natif nommé SONEIUM. Dans sa présentation du 26 octobre, le projet décrit une économie reliant créateurs, détenteurs de droits, développeurs, fans et investisseurs. Il précise toutefois qu’aucun jeton n’a été émis et que les détails de l’opération seront communiqués plus tard. Cette annonce ne fixe donc pas une date de lancement. Elle expose une orientation dont les conditions techniques, économiques et réglementaires restent à préciser. Les participants devront aussi connaître les modalités d’accès et les restrictions propres à chaque produit.
Le futur jeton doit relier les différentes activités de cet écosystème plutôt que fonctionner comme un actif isolé. Son rôle annoncé ne permet pas encore de connaître sa distribution ni les droits attachés à sa détention. L’existence d’une vision ne suffit pas à établir une valeur économique ou un rendement. Pour les utilisateurs, la prochaine information concrète sera la publication des modalités officielles, avec un calendrier et un périmètre de participation clairement définis.
Des œuvres reliées à leurs revenus
La nouvelle orientation s’appuie sur la représentation de propriétés intellectuelles sur la blockchain. Soneium distingue plusieurs instruments, dont des jetons associés à un créateur ou à une œuvre, des accès à des actifs liés aux redevances et des obligations adossées à des activités du divertissement. Le personnage Moriusa figure parmi les premiers projets présentés. Le portail Soneium doit permettre de découvrir ces initiatives et leurs conditions de participation.
Le partenariat annoncé avec DayOneDream concerne notamment les recettes de concerts de la scène musicale coréenne. L’idée consiste à relier certains revenus à des instruments accessibles dans l’écosystème. Cela ne signifie pas que toute acquisition donnera automatiquement accès aux droits d’auteur ou aux recettes d’un artiste. La nature du contrat, les revenus effectivement concernés et les règles applicables détermineront ce que l’acheteur pourra réellement recevoir.
La traçabilité ne remplace pas le droit
L’architecture présentée associe un registre des propriétés intellectuelles, une carte de leurs relations et une couche d’exécution. Le registre doit documenter l’origine et les métadonnées ; la carte doit relier œuvres originales, dérivées et collaborations. Des contrats programmables doivent ensuite appliquer les règles définies pour les licences ou le partage des revenus. L’objectif est de rendre ces relations plus lisibles et de faciliter leur utilisation par les applications.
Un enregistrement technique ne tranche cependant pas, à lui seul, un litige sur la propriété d’une œuvre. Soneium présente ces outils comme un complément aux cadres existants du droit d’auteur. Les possibilités de financement dépendront aussi des œuvres apportées, des contrats conclus et de la participation effective du public. À ce stade, la nouveauté est donc une feuille de route pour le divertissement, accompagnée d’un projet de jeton, et non le lancement confirmé d’un produit financier.