Welcome to the next crypto level
← Nexorena

Économie

Le rouble numérique atteint 270 000 comptes, sans mesure récente de leur activité

La Banque de Russie fait état de 270 000 comptes en roubles numériques. Elle prépare des paiements récurrents pour fin novembre et des essais hors ligne en 2027, deux étapes encore à venir.

Le rouble numérique atteint 270 000 comptes, sans mesure récente de leur activité — illustration conceptuelle originale

Des ouvertures de comptes en hausse

La Banque de Russie a annoncé 270 000 comptes en roubles numériques par la voix d’Elvira Nabioullina le 23 octobre, rapporte Cointribune. Environ 15 000 concernent des personnes morales et des entrepreneurs individuels. Il s’agit du total enregistré, pas de 270 000 nouveaux comptes ouverts ce jour-là. La progression intervient après le déploiement national de septembre. Le nombre de comptes donne un premier indicateur de diffusion du service, mais ne mesure pas directement le volume des paiements réalisés.

Un compte ouvert peut être utilisé régulièrement, seulement approvisionné ou rester inactif. Pour apprécier l’adoption d’un moyen de paiement, il faut également connaître les opérations, les montants transférés et la fréquence d’usage. Ces mesures répondent à des questions différentes. La disponibilité du service dans des applications bancaires ne signifie pas non plus que toute leur clientèle s’en sert. Le suivi du rouble numérique devra donc distinguer son accès technique, les inscriptions et son utilisation effective dans les échanges quotidiens.

Une monnaie de banque centrale

Le rouble numérique appartient à la catégorie des monnaies numériques de banque centrale. Il est émis par la Banque de Russie, qui contrôle sa plateforme, et s’ajoute aux espèces et aux dépôts bancaires comme forme du rouble. Les particuliers y accèdent par l’intermédiaire des banques participantes. Ce dispositif ne doit pas être décrit à partir du fonctionnement d’Ethereum : il n’implique pas que les utilisateurs paient du gas ou participent à un réseau public sans autorisation.

La différence avec un stablecoin privé porte notamment sur l’émetteur et le cadre de fonctionnement. Un jeton visant une parité monétaire dépend des engagements de son émetteur et de ses réserves ; une monnaie numérique de banque centrale relève directement de l’institution monétaire. La comparaison avec le bitcoin est encore différente, car celui-ci ne représente pas une créance remboursable en roubles auprès d’une autorité. Employer le même mot « numérique » pour ces instruments ne les rend donc pas économiquement équivalents.

Des fonctionnalités encore annoncées

La Banque de Russie prévoit un service de paiements récurrents pour la fin novembre. Il doit permettre d’autoriser des règlements périodiques, par exemple dans le cadre d’un abonnement. Des essais de paiements hors ligne sont envisagés en 2027. Ces étapes doivent rester formulées comme des projets. Le calendrier annoncé ne prouve pas leur disponibilité actuelle et ne permet pas d’en décrire des modalités techniques qui n’ont pas été établies. L’autorisation d’un paiement récurrent et son exécution restent également deux opérations distinctes.

Le déploiement comporte une dimension institutionnelle : banques et commerçants concernés doivent intégrer progressivement l’infrastructure, tandis que l’ouverture reste facultative pour les particuliers. Des rémunérations ont déjà été versées en roubles numériques à des employés volontaires du ministère des Finances, selon le récit de Cointribune. Cette utilisation ciblée illustre une possibilité du dispositif, sans représenter l’ensemble des usages. La prochaine étape sera de mesurer comment les comptes ouverts se traduisent en paiements réguliers, au-delà du seul nombre d’inscriptions annoncé par la banque centrale.

Écrit avec amour parClara DelcourtDécouvrir ce nom de plume ↗

Explorer Nexorena