Ethereum
Ethereum prépare Glamsterdam sur Hoodi, sans date arrêtée pour le réseau principal
L’annonce de la Fondation Ethereum fixe le test de Glamsterdam sur Hoodi au 26 octobre. Les opérateurs doivent adapter leurs logiciels ; cette répétition ne vaut pas activation sur le réseau principal.
Clara DelcourtNom de plume de la rédaction
Une répétition avant le réseau principal
La préparation de Glamsterdam franchit une nouvelle étape sur les réseaux de test d’Ethereum. Dans son annonce du 16 octobre 2026, la Fondation Ethereum programme l’activation sur Hoodi au 26 octobre, à 17 h 42 min 48 s UTC. Elle indique une limite de gas portée à 200 millions sur ce réseau de test. Le calendrier publié laisse en revanche la date du réseau principal indéterminée. Le passage sur Hoodi ne signifie donc pas que les mêmes changements sont déjà actifs pour les transactions ordinaires en ether.
Un réseau de test permet de faire fonctionner ensemble les nouvelles règles et les logiciels qui les appliquent, avec des actifs destinés aux essais. Les équipes peuvent y observer la production des blocs, leur validation et les échanges entre clients. Ce travail cherche notamment à faire apparaître des incompatibilités avant un déploiement sur le réseau principal. La réussite d’une répétition reste une information technique sur les essais réalisés, et non une garantie générale de fonctionnement futur ou une indication sur le prix de l’ether.
Réorganiser la construction et la vérification des blocs
Glamsterdam comprend une séparation des rôles de proposition et de construction des blocs intégrée au protocole, appelée ePBS. La proposition d’un bloc et la préparation de son contenu d’exécution répondent ainsi à des tâches distinctes. L’objectif décrit par la Fondation est de réduire la dépendance à des intermédiaires de confiance et de donner davantage de temps à certaines vérifications. Pour les opérateurs, cette évolution implique aussi de comprendre les nouvelles responsabilités des logiciels participant à la production et à la validation du réseau.
Autre changement important, les listes d’accès au niveau du bloc recensent les comptes et emplacements de stockage effectivement utilisés. La spécification EIP-7928 décrit également les modifications de l’état après les transactions. En disposant de ces informations, les clients peuvent mieux préparer leurs lectures de données et organiser certains traitements en parallèle. Il faut cependant conserver les dépendances entre opérations : deux transactions qui modifient la même information ne peuvent pas être traitées comme si elles étaient indépendantes. Les listes doivent correspondre à l’exécution réelle ; une incohérence rend le bloc invalide.
Des logiciels à mettre à jour, des performances à observer
La limite de gas mesure un budget de travail informatique autorisé dans un bloc. Elle ne correspond ni à un nombre fixe de transactions ni à un tarif garanti pour les utilisateurs. Un transfert simple et l’exécution d’un contrat complexe ne mobilisent pas les mêmes ressources. Augmenter cette limite oblige aussi à examiner les contraintes de calcul, de diffusion et de stockage. Le programme de Glamsterdam associe donc l’augmentation de capacité à une révision de la manière dont certaines ressources du réseau sont utilisées et facturées.
Les opérateurs de nœuds Hoodi doivent suivre les versions compatibles de leurs clients d’exécution et de consensus avant l’activation annoncée. Les détenteurs d’ETH ne doivent pas en déduire qu’ils ont à convertir leurs jetons pour participer à la mise à jour : les essais concernent ici l’infrastructure du réseau de test. Pour suivre le déploiement, les éléments utiles seront les versions effectivement prises en charge, les résultats observés sur Hoodi et une annonce distincte du calendrier du réseau principal.