Réglementation
Galaxy dépose une demande de charte bancaire fédérale pour ses services d’actifs numériques
Galaxy National Bank serait une banque fiduciaire nationale supervisée par l’OCC. Le dossier annoncé le 29 octobre concerne notamment la conservation, la négociation et le staking, mais reste soumis à l’approbation du régulateur.
Adrien VauclairNom de plume de la rédaction
Une demande de charte, pas une banque déjà autorisée
Galaxy Digital a annoncé le 29 octobre 2026 que sa filiale Galaxy Digital LP a déposé auprès de l’Office of the Comptroller of the Currency une demande visant à créer Galaxy National Bank. Le projet porte sur une banque fiduciaire nationale établie à New York. L’entreprise présente cette étape comme un moyen de rassembler plusieurs services d’actifs numériques sous supervision fédérale. Le dépôt du dossier ne signifie pas que l’OCC a donné son accord ni que la banque peut déjà commencer toutes les activités décrites.
Si elle est approuvée, l’institution doit proposer des services de conservation, de négociation et de staking d’actifs numériques, ainsi que des conseils d’investissement dans un cadre fiduciaire. Une banque fiduciaire spécialisée ne doit pas être assimilée, sur la seule base de son nom, à une banque de détail proposant tous les dépôts et crédits classiques. Le périmètre effectif dépendra de la charte accordée, des conditions du régulateur et des moyens mis en place pour exercer chaque activité dans les limites autorisées.
Galaxy veut réunir des services sous un cadre fédéral
Le groupe indique déjà disposer de plus de cinquante licences aux États-Unis, en Europe et en Asie. Il cite notamment des filiales de courtage enregistrées auprès de la SEC et membres de la FINRA, une filiale enregistrée auprès de la CFTC pour les swaps et une entité britannique autorisée par la FCA. Cette liste décrit plusieurs statuts et plusieurs métiers. Elle ne constitue pas une licence mondiale unique permettant à toutes les filiales de proposer les mêmes services à tous les clients, indépendamment de leur résidence.
Galaxy mentionne également l’obtention récente d’une BitLicense et d’une licence de transmission monétaire pour une filiale à New York, afin de servir les institutions locales en négociation et conservation. La demande fédérale constitue une étape distincte. L’entreprise cherche à servir ses clients à l’échelle nationale dans un cadre commun, mais les autorisations antérieures ne rendent pas l’examen de l’OCC automatique. La coexistence de statuts permet de comprendre pourquoi un groupe déjà réglementé peut encore demander une nouvelle charte pour une organisation différente de ses activités.
L’examen portera aussi sur les moyens de fonctionnement
Le communiqué souligne les incertitudes liées à l’approbation, à son calendrier et à ses conditions. Galaxy devra notamment satisfaire aux attentes applicables en matière de capital, de liquidité, de gouvernance, de gestion des risques et de conformité. La conservation et le staking soulèvent des enjeux opérationnels spécifiques, dont la protection des actifs et le contrôle des accès. Une charte peut définir un cadre de supervision ; elle ne supprime pas les risques technologiques ou les variations de valeur des actifs numériques confiés par les clients.
Aucune date ferme d’ouverture n’est annoncée. Les prochaines informations décisives seront la réponse du régulateur et, en cas d’accord, les activités effectivement autorisées et leur calendrier de mise en service. Pour l’instant, le fait vérifiable est le dépôt d’une candidature fédérale par une filiale d’un groupe déjà présent dans plusieurs métiers crypto. Cette démarche peut modifier l’organisation de ses services américains, mais elle doit rester présentée comme un projet conditionnel, sans anticiper la décision de l’OCC ni promettre une protection identique à celle de tous les produits bancaires traditionnels.