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Technologie & IA

Chamath Palihapitiya prédit la chute de Bitcoin et les risques de sécurité liés aux autorisations

Le milliardaire Chamath Palihapitiya affirme que le Bitcoin pourrait atteindre zéro à cause d’une faille IA, tandis que les utilisateurs doivent rester vigilants face aux attaques de phishing et aux permissions de portefeuille.

Chamath Palihapitiya prédit la chute de Bitcoin et les risques de sécurité liés aux autorisations — illustration conceptuelle originale

Une prédiction radicale

Chamath Palihapitiya, ancien dirigeant de Facebook et investisseur en capital-risque, a déclaré lors du podcast Moonshots que le Bitcoin était « limité » et qu’une éventuelle attaque d’intelligence artificielle pourrait le faire chuter à zéro. Il justifie son avis par trois points : la faible fongibilité du réseau, l’absence de confidentialité financière suffisante pour les banques centrales, et la possibilité que des systèmes d’IA sophistiqués compromettent les mécanismes cryptographiques du protocole.

Cette prise de position contraste fortement avec ses prédictions antérieures, où il avait envisagé un prix de 1 million de dollars par Bitcoin et recommandé d’en détenir 1 % comme assurance contre l’instabilité financière.

Palihapitiya rappelle également que la transition vers une cryptographie résistante aux ordinateurs quantiques serait « pratiquement impossible » en raison de la gouvernance conflictuelle de Bitcoin. Il précise que ces menaces restent hypothétiques et qu’aucune faille catastrophique n’a été démontrée à ce jour. Son avertissement intervient alors qu’il a déjà vendu la plupart de ses avoirs en Bitcoin, les ayant échangés contre des actions de Digital Currency Group pour éviter les risques liés à la détention directe.

Le phishing dans la crypto

Le phishing consiste à tromper un utilisateur afin d’obtenir un secret ou une autorisation. Dans le domaine des cryptomonnaies, les fraudeurs reproduisent souvent l’apparence d’un site légitime, utilisent des messages urgents ou se font passer pour un support officiel. Une demande de récupération de phrase de récupération, par exemple, équivaut à remettre les clés privées du portefeuille à l’attaquant, ce qui donne un accès complet aux fonds associés.

Nexorena rappelle que le simple fait de connecter un portefeuille à une application ne signifie pas que l’on autorise le contrat à dépenser des jetons. Une autorisation distincte doit être accordée, et elle peut rester active même après la déconnexion du site. La révocation de cette permission nécessite une transaction payante et ne récupère pas les actifs déjà transférés. Ainsi, même si l’on utilise un portefeuille matériel, la vigilance reste indispensable : la signature d’une transaction ne garantit pas que l’action soit sûre si la demande elle‑même est frauduleuse.

Sécuriser ses autorisations

Avant de confirmer une transaction, il faut vérifier l’adresse du contrat, le réseau, l’actif, le montant et la portée de la permission demandée. Une autorisation élevée peut exposer l’utilisateur à des pertes durables, surtout si le contrat malveillant conserve le droit de déplacer les jetons à chaque utilisation. La révocation de ces droits est une opération distincte qui implique des frais de gaz et ne protège pas contre une clé de récupération déjà compromise.

En pratique, les utilisateurs doivent s’assurer que le domaine du site correspond à l’entité attendue, interrompre toute demande inattendue et, si possible, consulter une source indépendante avant de signer. Les alertes intégrées aux portefeuilles offrent une aide précieuse, mais elles ne remplacent pas une compréhension claire de l’action autorisée. La combinaison d’une bonne hygiène numérique et d’une revue attentive des permissions constitue la meilleure défense contre les attaques de phishing et les risques de perte de fonds.

Écrit avec amour parMathis RenaudDécouvrir ce nom de plume ↗

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