Technologie & IA
DeepSeek : les États-Unis ordonnent son retrait des systèmes des agences civiles fédérales
Une notice officielle publiée le 20 octobre 2026 porte sur les achats et systèmes informatiques des agences civiles fédérales. Sa portée inclut des solutions tierces utilisant DeepSeek, sans constituer une interdiction générale pour tous les particuliers.
Adrien VauclairNom de plume de la rédaction
Une décision publiée dans le registre fédéral
Le département américain de la Sécurité intérieure a publié le 20 octobre 2026 une notice concernant l'exclusion et le retrait de produits DeepSeek dans les agences civiles fédérales. Le document officiel vise les produits et services de l'entreprise chinoise ainsi que ceux d'entités affiliées. Il distingue les achats publics de la présence de ces technologies dans les systèmes informatiques concernés.
Le texte s'appuie sur le cadre fédéral de sécurité des chaînes d'approvisionnement informatiques. La mesure intervient après l'examen d'une recommandation du conseil chargé de cette sécurité et des éléments qui l'accompagnent. Il s'agit d'une décision visant le périmètre administratif défini par le document, et non d'une annonce démontrant que tous les usages privés de DeepSeek seraient devenus illégaux aux États-Unis.
Des intégrations tierces également concernées
La notice ne se limite pas à une application directement fournie par DeepSeek. Elle mentionne aussi des produits et services tiers développés à partir de ses implémentations. Pour une administration concernée, vérifier uniquement le nom commercial visible d'un logiciel ne suffit donc pas à déterminer si celui-ci entre dans le champ de la décision.
Le texte prévoit l'exclusion des produits visés des achats des agences civiles et leur retrait des systèmes informatiques concernés. Ces deux volets répondent à des situations différentes : éviter de nouvelles acquisitions et traiter les solutions déjà présentes. L'examen des composants utilisés par les fournisseurs devient ainsi une question concrète pour l'application de la mesure, au-delà de la marque affichée dans une interface.
Distinguer restriction administrative et interdiction générale
La portée exacte doit rester attachée aux destinataires et aux technologies décrits par l'ordre. Le fait qu'un modèle soit accessible par téléchargement ou intégré à un autre service ne permet pas, à lui seul, de conclure qu'une administration fédérale peut l'utiliser. Inversement, une restriction portant sur les systèmes publics ne constitue pas automatiquement une interdiction de distribution à l'ensemble de la population.
Cette distinction concerne aussi les entreprises qui proposent des outils d'intelligence artificielle à des clients publics. L'accès technique à un modèle, son mode d'hébergement et son acceptabilité dans un marché administratif sont des questions séparées. Un fournisseur ne peut pas déduire de la seule disponibilité d'un logiciel qu'il satisfait aux exigences d'un acheteur soumis à une règle de sécurité particulière.
L'annonce ne porte ni sur une autorisation de fonds Bitcoin ni sur les règles des transferts de stablecoins. Ces sujets doivent être examinés dans leurs propres textes, avec leurs dates et leurs autorités compétentes. Le point vérifiable ici est le champ de l'ordre concernant DeepSeek et les agences civiles fédérales. Pour suivre son application, les éléments pertinents seront les précisions officielles et les mesures prises par les organismes concernés, sans extrapoler une interdiction mondiale de la technologie.