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Ethereum : l’EIP-2780 détaille une tarification des transactions selon les ressources mobilisées

La proposition affiche une échéance de dernière consultation au 1er novembre. Elle décompose la base de 21 000 gas, conserve ce total pour un transfert simple vers un compte existant et distingue les coûts dépendant de l’état.

Ethereum : l’EIP-2780 détaille une tarification des transactions selon les ressources mobilisées — illustration conceptuelle originale

Une base forfaitaire que le projet veut décomposer

L’EIP-2780 arrive au 1er novembre 2026 à la date de fin de dernière consultation indiquée dans son document officiel. Créée le 11 juillet 2020, cette proposition Ethereum demeure affichée au statut Last Call lors de la vérification. Sa version courante décrit une tarification fondée sur les ressources réellement mobilisées par chaque forme de transaction. Cette étape ne signifie pas que de nouvelles règles viennent d’être activées, ni que tous les transferts bénéficieraient automatiquement d’une baisse de coût.

Le texte remplace conceptuellement une base uniforme de 21 000 gas par plusieurs composantes : traitement de l’expéditeur, accès au destinataire, transfert de valeur et éventuelle création durable d’un compte. Il distingue aussi les frais calculables sans lire l’état du réseau de ceux qui dépendent de la situation des comptes. Cette séparation vise à rendre le prix plus cohérent avec le travail réalisé, tout en permettant de décider de la validité initiale d’une transaction sans devoir exécuter ses opérations.

Un transfert simple conserverait ses 21 000 gas

Dans les paramètres proposés, le traitement de base de l’expéditeur vaut 12 000 gas. L’accès à un destinataire distinct ajoute 3 000 gas, et le transfert de valeur 6 000. Un envoi simple d’ETH vers un compte ordinaire déjà existant atteint donc toujours 21 000 gas. Une opération sans transfert de valeur vers un autre compte ordinaire aurait une base de 15 000 gas. Ces exemples ne comprennent pas les frais supplémentaires liés aux données, aux listes d’accès ou à l’exécution d’un contrat.

La création d’un compte ajoute une autre ressource : de nouvelles données que les nœuds doivent conserver. Le document renvoie pour cela au modèle de gas d’état de l’EIP-8037, avec un exemple de 183 600 gas pour un nouveau compte dans les paramètres présentés. Ce montant s’ajoute au travail d’exécution correspondant ; il ne constitue pas le prix d’un transfert quelconque. Les valeurs dépendent de propositions associées et doivent être comprises comme une spécification en examen, pas comme un tarif déjà appliqué.

Séparer la validité initiale des coûts rencontrés ensuite

La partie intrinsèque correspond aux frais déterminables depuis les champs de la transaction. Les charges qui nécessitent de connaître l’état, comme la création effective d’un compte ou la résolution d’une délégation, seraient calculées dans une phase précédant la première exécution de contrat. Une transaction qui passe le contrôle intrinsèque mais manque ensuite de gas resterait incluse : les frais consommés seraient payés et les changements concernés annulés. Le projet distingue ainsi un échec d’exécution d’une transaction invalide.

Les portefeuilles, services RPC et outils d’estimation devraient être adaptés, car supposer une base forfaitaire unique ne suffirait plus. Le texte précise que ses modifications ne sont pas compatibles avec les règles antérieures et nécessiteraient une mise à niveau du réseau. Il conserve les mécanismes de tarification des données et des listes d’accès, tout en ajustant la base sur laquelle certains calculs reposent. L’enjeu de la consultation est donc une meilleure attribution des coûts, et non la promesse d’une économie universelle ou d’un déploiement terminé ce 1er novembre.

Écrit avec amour parClara DelcourtDécouvrir ce nom de plume ↗

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