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Ethereum : l’EIP-7976 arrive à son échéance de consultation sur le coût des données
La proposition, toujours affichée en Last Call le 1er novembre, prévoit un plancher de 64 gas par octet de calldata. Ce changement nécessiterait une mise à niveau du réseau et ne correspond pas à une hausse déjà appliquée.
Adrien VauclairNom de plume de la rédaction
Une échéance de revue, sans activation automatique
L’EIP-7976 atteint ce 1er novembre 2026 la date de fin de dernière consultation indiquée dans son document officiel. Créée le 18 juin 2025 par Toni Wahrstätter, cette proposition concerne le prix des données jointes aux transactions Ethereum, appelées calldata. Le texte consulté reste au statut Last Call : son échéance ne prouve donc ni une adoption définitive ni une application sur le réseau principal. Elle marque une étape de l’examen technique, et non une modification immédiate des factures des utilisateurs.
L’objectif est de limiter la taille des blocs dans les situations où les transactions transportent beaucoup de données tout en exécutant peu de calculs. La proposition prolonge le mécanisme de coût plancher introduit par l’EIP-7623. Elle cherche à réduire ces cas extrêmes pour dégager une marge technique face à de possibles augmentations de la limite de gas. Le document n’annonce pas, à lui seul, une augmentation effective de cette limite ni un calendrier de déploiement.
Un plancher uniforme de 64 gas par octet
Le changement proposé porterait le plancher de 10 ou 40 gas par octet, selon que sa valeur est nulle ou non nulle, à 64 gas dans les deux cas. Il faut distinguer ce minimum de la tarification standard des données, qui reste de 4 ou 16 gas par octet. La formule retient le maximum entre une composante associant données et exécution, et une composante fondée sur le nouveau plancher. Les opérations consommant suffisamment de calcul peuvent ainsi continuer à relever de la première composante.
Pour illustrer l’effet recherché, l’auteur utilise une limite hypothétique de 45 millions de gas : la taille maximale d’une charge très riche en données passerait d’environ 1,07 à 0,67 mégaoctet, soit une baisse proche de 37 %. Il s’agit d’un exemple de dimensionnement, pas d’une mesure de tous les blocs actuels. Le texte cite aussi une analyse historique selon laquelle 1,5 % des transactions entre septembre 2024 et septembre 2025 auraient été affectées. Cette proportion ne garantit pas le résultat sur un usage futur différent.
Des adaptations nécessaires dans les portefeuilles et les nœuds
La proposition impose que la limite de gas d’une transaction couvre le plancher applicable ainsi que son coût intrinsèque, en retenant le plus élevé. Une estimation trop basse pourrait rendre une transaction invalide. Les développeurs de portefeuilles et les opérateurs de services RPC devraient donc adapter leurs estimations, notamment autour de la méthode eth_estimateGas. La baisse de la taille maximale recherchée ne signifie pas que toutes les transactions deviendraient moins chères ou que chaque utilisateur subirait la même hausse.
Le document précise que cette révision tarifaire serait incompatible avec les règles antérieures et nécessiterait une mise à niveau programmée du réseau. Il conserve également les réserves sur le regroupement de transactions déjà examinées dans l’EIP-7623. Pour les utilisateurs, le point concret est donc une discussion sur les contraintes de données et leur estimation, encore distincte de toute activation. L’échéance du 1er novembre doit être suivie à travers l’évolution officielle du statut, sans transformer une proposition technique ancienne en lancement annoncé aujourd’hui.