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Zafe lance une bêta Android pour partager la garde de Zcash, sans audit externe à ce stade
Le développeur cherche des groupes pour tester un portefeuille à signatures partagées. Le code est ouvert, mais le projet indique lui-même que sa version sur le réseau principal n’a pas encore été auditée.
Clara DelcourtNom de plume de la rédaction
Une adresse contrôlée par plusieurs membres
Le développeur de Zafe a annoncé le 30 octobre 2026 sur le forum Zcash une version bêta de son portefeuille de garde partagée. L’application est proposée sur Android ; une version iPhone reste annoncée pour la suite. Son objectif est de permettre à un groupe de détenir des ZEC protégés sans confier la totalité du pouvoir de dépense à une seule personne. L’appel cherche des utilisateurs capables d’essayer les parcours de groupe et de faire remonter leurs observations, plutôt qu’il ne présente un produit déjà validé par un audit indépendant.
Le dépôt public décrit un coffre associé à une adresse, dont les membres peuvent consulter le solde, proposer un paiement et participer à son approbation. Une opération nécessite le nombre de signatures prévu par le groupe. Cette organisation distingue la possibilité de proposer un transfert de celle de le faire partir seul. Elle ne résout toutefois pas automatiquement les choix d’une équipe : le seuil retenu, les personnes qui détiennent les parts et leurs procédures de remplacement restent des éléments concrets de la garde.
Une signature commune produite depuis les téléphones
Zafe s’appuie sur des signatures à seuil FROST. Selon son architecture publiée, chaque téléphone conserve une part de la clé et les membres produisent ensemble une signature ordinaire. Le réseau ne reçoit donc pas une liste publique des propriétaires comparable à celle de certains contrats multisignatures. Le projet présente cette approche comme adaptée aux transactions protégées de Zcash. Cette description porte sur le mécanisme annoncé ; elle ne constitue pas une preuve indépendante que toute l’application préserve la confidentialité dans toutes ses situations d’utilisation.
La documentation explique que les téléphones doivent vérifier les destinataires, les montants et les frais avant l’approbation puis la signature. Elle décrit aussi un serveur relais pour acheminer les échanges chiffrés entre les membres. Le rôle de ce relais ne doit pas être confondu avec la détention de la clé complète. Les choix de communication, de sauvegarde et de restauration restent néanmoins importants pour l’usage du groupe. Une architecture qui répartit les secrets peut toujours rencontrer des erreurs de logiciel, des indisponibilités ou des difficultés de coordination.
Une bêta qui expose clairement ses limites
Le créateur et le dépôt indiquent explicitement qu’aucun audit externe n’a encore été réalisé. Le site présente une revue future du code de clés, de signature et de vérification comme une étape à venir. L’ouverture des sources permet leur examen, mais ne signifie pas qu’un spécialiste indépendant les a déjà vérifiées dans le périmètre d’un audit publié. Le statut sur le réseau principal doit également être distingué d’un essai limité à des jetons de test : les conséquences d’une erreur peuvent y concerner des fonds réels.
La perte de trop nombreux appareils sans sauvegarde peut rendre l’accès aux fonds impossible, selon les règles choisies. Le projet décrit des sauvegardes chiffrées et des possibilités de remplacement, qui doivent être comprises avant d’organiser une garde collective. Le fait nouveau est donc l’ouverture d’une bêta et la recherche de retours d’expérience. Son intérêt pour les groupes Zcash devra être apprécié avec des essais documentés, des procédures de récupération et les résultats d’un éventuel audit, sans confondre disponibilité d’un téléchargement et sécurité démontrée.